Leadership au féminin, elles osent, créent, entreprennent : rencontre avec 6 Réunionnaises
Dans un monde en mutation, elles sont de plus en plus nombreuses à tracer leur propre voie. Audacieuses, résilientes et visionnaires, ces femmes entrepreneuses redéfinissent les codes et façonnent l’économie de demain. Portraits croisés de celles qui transforment leurs idées en impact.
Rencontre avec Laurence Françoise
© Wilfrid Daffond
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qui vous a conduite vers le métier de journaliste ?
C’est la curiosité qui m’a menée au journalisme. L’envie de comprendre ce qui m’entoure, ce qui fait et défait le monde. Et ce qui me ramène toujours au journalisme, c’est cette capacité à rester curieuse sans devenir indifférente. C’est pour cela qu’après des études d’anglais et de lettres, j’ai souhaité me former pendant une année à l’École supérieure de journalisme de Paris, puis me spécialiser avec un cursus en criminologie.
Au-delà de votre carrière, comment définiriez-vous la femme que vous êtes aujourd’hui, avec ses valeurs et ses engagements ?
Je suis moi-même, tout en étant une version plus expérimentée de celle que j’étais auparavant. Je me définirais comme une femme en mouvement, profondément attachée à la liberté, la mienne comme celle des autres. Avec le temps, j’ai appris à ne jamais considérer les acquis ni les évidences comme définitifs. L’exigence, l’empathie et l’engagement structurent aujourd’hui mon socle de valeurs, nourri aussi par des amitiés de vingt à trente ans. Depuis cinq ans, la santé mentale et les violences intrafamiliales sont devenues des causes essentielles à mes yeux.
En quoi le fait d’être mère a-t-il influencé votre regard sur le monde et votre manière d’exercer votre métier ?
Devenir mère a profondément déplacé mon regard. On n’aborde plus l’actualité de la même manière, sans doute avec davantage de conscience. Je me suis sentie investie d’une responsabilité accrue, car le monde que nous présentons dans les médias est celui dans lequel nos enfants vont grandir. Les choix éditoriaux que nous faisons peuvent avoir un impact, notamment sur un public très jeune ; il est donc essentiel de n’avoir pleinement conscience.
Selon vous, quelle est aujourd’hui la place des mères dans la société, et quels défis ou évolutions vous paraissent les plus marquants ?
Les attentes restent fortes : une mère doit être présente, disponible, irréprochable et performante. Pourtant, le “zéro erreur” n’existe pas, même si le regard des autres peut parfois le laisser croire. Dans le même temps, des avancées sont visibles : la parole s’est libérée, les femmes osent davantage s’affirmer, ne s’excusent plus d’être qui elles sont et apprennent à se défaire de la culpabilité. Il serait bénéfique de moins idéaliser la figure maternelle et de considérer la parentalité comme un défi collectif, plutôt qu’une responsabilité reposant sur une seule personne.
Quels sont vos projets futurs, à la fois en tant que femme, mère et professionnelle, et quel message souhaiteriez-vous transmettre à l’occasion de la Fête des Mères ?
Je fonctionne beaucoup à l’envie et au défi. Mon principal projet est de vivre pleinement les expériences qui se présentent à moi. J’encouragerais les femmes, et les mères, à s’approprier leur histoire et à ne pas percevoir la maternité comme une fin. Il n’y a pas de limite à ce que nous pouvons accomplir comme le rappelle Michelle Obama.
Marie Alice Sinaman se confie
© Romain Bets
En quoi le fait d’être mère influence-t-il votre manière de faire de l’humour aujourd’hui ?
Quand mon fils est né, je suis née avec lui d’une certaine manière. On ne vit plus pareil après avoir mis au monde un enfant : il y a quelqu’un de plus important que nous. J’ai été plus sensible à tout et je pense que, forcément, ça influence aussi ce que je dis sur scène. Je me mets à la place de celui qui entend et qui pourrait être blessé, alors je fais plus attention.
La maternité vous a-t-elle apporté de nouvelles sources d’inspiration ou, au contraire, changé votre rapport à la scène et à l’écriture ?
Oui, j’ai été inspirée par mes grossesses. Quand j’ai dû jouer le rôle d’une femme enceinte dans Ze tantes 2, avec mes envies de fruits hors saison, mes humeurs, les hormones en montagnes russes… le fait de l’avoir déjà vécu a aidé à bien rentrer dans la peau du personnage. J’ai aimé être enceinte dans la vraie vie et j’ai aimé interpréter ce rôle.
Comment parvenez-vous à concilier les exigences de votre carrière d’humoriste avec votre rôle de mère au quotidien ?
Je suis plusieurs femmes dans la même journée, je pense. Je m’adapte à ce qui m’entoure, je garde le cap et parfois je fais illusion, car quand on est un personnage public, on est surveillée de près. Mais quand je suis avec mes enfants, pas de masque : je n’ai pas besoin d’être la meilleure, car de toute façon je suis leur maman et, à leurs yeux, la meilleure… en tous les cas, c’est ce qu’ils disent, quand je suis présente…
Pensez-vous que l’humour peut être un outil pour aborder les réalités parfois complexes de la maternité ?
Carrément, l’humour est le meilleur moyen de communiquer, même et surtout sur les sujets les plus complexes. La maternité, ce n’est pas aisé tout le temps : la grossesse, l’accouchement, élever son enfant, être aimante mais aussi donner un cadre. Comme on dit : ti zenfan, ti tracas, gran zenfan, gran tracas. Parce que jusqu’au dernier jour, ce sont nos bébés à nous.
À l’occasion de la Fête des Mères, quel message ou quelle vision souhaiteriez-vous transmettre, en tant que femme, mère et artiste ?
La priorité doit rester nos enfants. Tout passe, mais pas l’amour entre eux et nous. Pour mon fils, je regrette de ne pas avoir pris assez de temps : j’étais toujours pressée, à vouloir faire mille choses à la fois. Pour ma fille, je me suis posée et j’ai apprécié. L’expérience, et certainement l’âge aussi : j’avais déjà 40 ans quand je l’ai mise au monde, alors j’ai profité de ses toutes premières fois. Et aujourd’hui, je savoure les moments privilégiés avec mes deux marmayes, et aussi avec ma petite-fille.
Rencontre avec Priscilla Chan Yu Hon
© Kévin Reype
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours professionnel, ainsi que de votre rôle actuel en tant que gérante dans le secteur des assurances ?
Je suis co-gérante de la société Avenir Assurances depuis 2016, une entreprise familiale que je développe aux côtés de mes deux frères. Nous sommes aujourd’hui courtiers en assurances, avec 10 agences réparties sur toute l’île de La Réunion et une équipe de 40 collaborateurs. Cette dimension familiale est essentielle pour moi. Elle repose sur des valeurs fortes de confiance, de respect et de solidarité. Ce sont des principes que ma mère m’a transmis depuis toujours, et qui guident encore aujourd’hui ma manière de travailler et de manager.
Mon parcours s’est construit avec beaucoup de travail et d’engagement. Rien n’a été facile, mais j’ai toujours avancé avec détermination. Aujourd’hui, mon rôle est de piloter l’entreprise, de la faire grandir, tout en restant proche de mes équipes et fidèle à nos valeurs.
Vous êtes récemment devenue maman pour la deuxième fois. Comment vivez-vous cette nouvelle étape de votre maternité, et en quoi cette expérience a-t-elle transformé votre vision de la vie et du travail ?
Devenir maman pour la deuxième fois a été une étape très forte émotionnellement. Avec un enfant de 7 ans et un bébé de 3 mois, mon quotidien est à la fois intense, rempli, mais profondément enrichissant. Cette nouvelle maternité m’a appris à relativiser et à me recentrer sur l’essentiel.
Aujourd’hui, je donne encore plus de valeur aux moments simples et aux instants partagés en famille. Cela a également transformé ma vision du travail. Je reste pleinement investie, mais avec une approche plus équilibrée. Derrière la cheffe d’entreprise, il y a une femme, une maman, une épouse. Et cet équilibre me rend, finalement, plus forte.
Diriger une structure tout en étant maman demande une organisation particulière. Comment parvenez-vous à concilier vos responsabilités professionnelles et votre vie de famille au quotidien ?
C’est un équilibre qui se construit chaque jour, avec beaucoup d’adaptation. Il n’existe pas de recette parfaite. Je m’appuie énormément sur mon entourage. Mon conjoint joue un rôle essentiel.
Sur le plan professionnel, j’ai la chance d’être entourée de mes frères et d’une équipe de confiance, ce qui me permet de déléguer et de ne pas tout porter seule. J’essaie surtout d’être pleinement présente dans chaque moment. Quand je suis au travail, je donne le maximum. Et lorsque je suis avec mes enfants, je me consacre entièrement à eux. C’est ainsi que je trouve mon équilibre.
Avec le recul, quelles sont les réalités ou les “astuces” liées à la maternité et à la gestion de carrière dont on parle peu, mais qui vous semblent essentielles à partager ?
On parle encore trop peu de la charge mentale, de cette impression de devoir tout gérer simultanément. On évoque rarement les moments de doute, la fatigue ou ce sentiment d’être parfois partagée entre plusieurs rôles. Pourtant, c’est une réalité vécue par de nombreuses femmes.
Avec le temps, j’ai appris que l’essentiel est d’accepter de ne pas être parfaite. Savoir déléguer, demander de l’aide, lâcher prise sur certains détails… ce sont des clés indispensables. Et surtout, rester fidèle à ses valeurs. Celles que ma mère m’a inculquées : la foi, le respect, le travail et l’humilité sont aujourd’hui mes repères, tant dans ma vie personnelle que professionnelle.
Quels sont vos projets ou ambitions à venir, tant sur le plan professionnel que personnel ? Et quel message ou conseil aimeriez-vous transmettre aux femmes qui souhaitent évoluer tout en construisant une vie de famille ?
Sur le plan professionnel, nous avons de belles ambitions : continuer à développer notre présence à La Réunion, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives en métropole. C’est une évolution naturelle pour nous, toujours dans cette volonté de grandir tout en restant fidèles à notre ADN familial.
Sur le plan personnel, mon ambition est simple mais essentielle : préserver cet équilibre entre ma vie de femme, de maman et de cheffe d’entreprise.
Le message que j’aimerais transmettre aux femmes est le suivant : il est possible de construire une carrière tout en ayant une vie de famille, mais il faut accepter que tout ne soit pas parfait. Croire en soi, avancer avec détermination, bien s’entourer… et ne jamais oublier d’où l’on vient. Ce sont souvent nos racines, nos valeurs et les personnes qui nous soutiennent qui nous donnent la force d’avancer.
Rencontre avec Shanaz Zadvat
Quels ont été les principaux défis que vous avez rencontrés dans votre parcours, et comment les avez-vous surmontés dans un environnement encore majoritairement masculin ?
En tant que femme et dirigeante, quels ont été les principaux défis que vous avez rencontrés dans votre parcours, et comment les avez-vous surmontés ?
Le principal défi a été de devoir parfois prouver davantage ma légitimité dans un environnement encore très masculin. J’ai choisi d’y répondre par le travail, la constance et les résultats, sans chercher à adopter des codes qui ne me correspondaient pas. J’ai construit ma place avec exigence, écoute et détermination. Avec le temps, j’ai compris qu’il fallait aussi oser prendre la parole, assumer ses décisions et ne pas s’excuser d’être ambitieuse.
Votre rôle de mère a-t-il influencé votre manière de diriger et de prendre des décisions stratégiques ?
Oui, profondément. La maternité m’a appris à mieux prioriser, à décider plus vite et à faire confiance. Elle m’a aussi rendue plus attentive à l’humain. Une entreprise ne se construit pas uniquement avec des chiffres, mais avec des équipes engagées, responsables et respectées.
Dans mes décisions, je cherche donc à concilier performance, vision à long terme et équilibre humain.
En tant que cheffe d’entreprise engagée, quelle est votre vision de la place des femmes dans l’économie aujourd’hui, et quels leviers identifiez-vous pour accélérer leur accès aux postes à responsabilité ?
Les femmes occupent une place essentielle dans l’économie. Elles entreprennent, dirigent, innovent, créent de l’emploi et contribuent pleinement au développement des territoires. Pourtant, elles restent encore insuffisamment représentées dans certains postes de décision.
Pour moi, ce sujet n’est pas seulement une question d’égalité. C’est aussi un enjeu de performance économique, de diversité des points de vue et de qualité des décisions. Pour accélérer leur accès aux responsabilités, il faut agir sur plusieurs leviers : développer la confiance dès le plus jeune âge, rendre les femmes dirigeantes plus visibles, renforcer le mentorat et les réseaux, faciliter l’accès à la formation, encourager la prise de parole et mieux partager les responsabilités familiales.
À travers mon engagement comme Présidente d’Entreprendre Pour Apprendre Réunion, je crois beaucoup à l’action auprès des jeunes. Il faut permettre aux filles de se projeter dans l’entrepreneuriat, la direction et les métiers où elles sont encore peu représentées.
Récemment nommée Leader du Club Les Entreprises s’engagent de La Réunion, je crois aussi au rôle concret des entreprises. Elles doivent ouvrir leurs opportunités, faire progresser la mixité et créer des environnements où les compétences priment sur les stéréotypes.
Quels sont vos projets ou ambitions à moyen et long terme, tant sur le plan entrepreneurial que personnel ?
Sur le plan entrepreneurial, mon ambition est de faire prospérer et de poursuivre le développement de nos entreprises. À travers Offital et Kave Home en particulier, je souhaite contribuer à l’évolution des espaces de travail et de vie, tout en développant des entreprises solides, utiles et ancrées dans leur territoire.
Sur le plan personnel, mon engagement est aujourd’hui plus large. Avec le club Les Entreprises s’engagent de La Réunion, je souhaite contribuer à mobiliser les entreprises autour de sujets essentiels : l’emploi, l’inclusion, la jeunesse, l’égalité des chances, la transition écologique et l’ancrage territorial.
Je souhaite aussi poursuivre mon engagement en faveur de la transmission, notamment auprès des jeunes, à travers Entreprendre Pour Apprendre Réunion. L’impact que j’aimerais laisser est simple : avoir contribué à faire grandir notre groupe, ouvrir des portes, créer des passerelles entre l’entreprise et la société, donner confiance et montrer qu’on peut diriger avec exigence, humanité et engagement.
Rencontre avec Sandy Coops
© Meddy Gerville
Depuis votre participation à The Voice, comment votre parcours artistique a-t-il évolué et où vous situez-vous aujourd’hui dans votre carrière ?
Depuis mon passage dans The Voice, j’ai eu l’opportunité de multiplier les collaborations artistiques et d’enrichir mon parcours musical. J’ai notamment travaillé avec Meddy Gerville, avec qui j’ai eu la chance de me produire sur la scène mythique de l’Olympia. J’ai poursuivi mon évolution artistique en collaborant avec Futur Crew, avec des titres tels que Oussa mi viv, Comme une fleur, Les Soulpaks, Mikl Calagine, avec qui j’ai travaillé sur mon titre Maladie d’amour.
J’ai également entamé des projets avec Olivier Brique, dont plusieurs sorties sont à venir. Mon dernier titre à date, J’irai, marque d’ailleurs une nouvelle collaboration (feat) avec Meddy Gerville.
Je me suis également tournée vers le mannequinat au sein de l’association L2Event, avec laquelle nous organisons des défilés, notamment le festival Mode et Lumière au Port, qui compte déjà deux éditions.
Comment définiriez-vous aujourd’hui votre univers musical et les messages que vous souhaitez transmettre à travers votre travail ?
Je définirais mon univers comme un véritable métissage, à l’image de La Réunion. Je navigue librement entre les styles : du séga au zouk, en passant par l’afrobeat ou encore la balade réunionnaise. Je suis une femme, une maman, et la musique est mon moyen d’expression le plus essentiel.
En tant que mère et artiste, comment parvenez-vous à concilier les exigences de votre carrière avec votre vie familiale au quotidien ?
Entre ma vie de maman et ma vie d’artiste, tout est une question d’organisation. J’essaie de structurer mon temps pour pouvoir être pleinement présente dans chaque rôle. Aujourd’hui, c’est justement cette stabilité qui me permet d’avancer sereinement et de faire de ma passion mon métier.
Quels sont vos projets artistiques à venir, et quelles ambitions souhaitez-vous concrétiser dans les prochaines années ?
Mes projets à venir s’inscrivent dans une véritable continuité artistique : la sortie d’un EP, puis d’un album, mais surtout la scène. Mon rêve serait également de voyager encore, et de porter ma voix un peu partout dans le monde.
Aujourd’hui, ma plus grande motivation reste simple et essentielle : chanter, transmettre des émotions et faire du bien aux gens à travers ma musique.
La maternité influence-t-elle vos choix professionnels ou créatifs, et avez-vous des projets ou aspirations spécifiques liés à votre rôle de mère ?
La maternité a une place essentielle dans ma vie, et elle influence profondément mes choix, ma carrière et mes projets. Je suis une maman, et comme beaucoup de mamans, j’ai le désir fort de rendre mes enfants fiers. Chacun, à leur manière, ils sont une source de motivation immense. Ils sont au cœur de ce que je suis, et c’est aussi pour eux que je donne le meilleur de moi-même, chaque jour, dans ma musique comme dans ma vie.
Rencontre avec Frédérique Weigel
© Serge Pothin
Comment la maternité a-t-elle transformé votre rapport au trail, tant sur le plan physique que mental ?
J’ai grandi avec le sport : gymnastique, natation, sports de combat, notamment grâce à une pratique régulière en club. Avec le temps, mes responsabilités familiales et professionnelles m’ont amenée à mettre le sport de côté.
Lorsque mon fils a eu 8 ans, j’ai ressenti le besoin de reprendre une activité sportive et de retrouver la ligne.
Quelles stratégies mettez-vous en place pour concilier les exigences de votre rôle de mère avec la pratique régulière et parfois intensive du trail ?
J’ai commencé la course à pied grâce à l’inscription de mon fils dans un club d’athlétisme. C’était pratique : il était à l’entraînement et je courais sur la piste en attendant.
Le trail implique souvent une dimension d’endurance et de dépassement de soi : en quoi ces valeurs influencent-elles votre manière d’aborder votre rôle de parent ?
Au départ, je courais simplement pour occuper mon temps, puis en constatant mes progrès, j’ai eu envie de performer. Parallèlement, mon fils participait à des compétitions. Les valeurs de dépassement de soi que j’avais construites durant mon enfance m’ont progressivement conduite à m’engager moi aussi dans la compétition.
Cela a créé une vraie complicité entre nous, puisque nous partagions le même état d’esprit.
Avez-vous rencontré des freins ou des défis spécifiques en tant que mère pratiquant le trail, et comment les avez-vous surmontés ?
Je n’ai pas ressenti de freins particuliers à la pratique de la course à pied en tant que mère. Bien au contraire, cela m’a poussée à persévérer, car je souhaitais que mon fils soit fier de moi et que je puisse lui montrer un exemple positif.
Quels sont vos projets à moyen et long terme, tant dans votre parcours sportif que dans votre équilibre de vie personnelle et familiale ?
J’aimerais pouvoir continuer à courir encore longtemps. Je suis en admiration devant ces coureurs et coureuses âgés qui ont encore beaucoup d’énergie.
Mon souhait est de rester en forme afin d’accompagner au mieux la vie d’adulte de mon fils.
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